🧬 Référence scientifique
Biomarqueurs sanguins
À quoi sert chaque marqueur, à quel âge commencer, et ce que dit la science sur son lien avec la longévité. Les 54 biomarqueurs du panel ARO documentés.
54 biomarqueurs
Métabolisme glucidique 4
Glycémie à jeun
Glucose — mmol/L
À partir de 25 ans — annuellement dès 40 ans
Optimal : < 5,6 mmol/L
Pré-diabète : 5,6–6,9 mmol/L
Diabète : ≥ 7,0 mmol/L
Mesure le sucre sanguin après 8h de jeûne. Marqueur de référence pour le diabète type 2 et la résistance à l'insuline. Une glycémie chroniquement élevée, même en zone pré-diabétique, accélère le vieillissement vasculaire.
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HbA1c (hémoglobine glyquée)
%
À partir de 30 ans — ou dès 25 ans si surpoids/antécédents
Optimal : < 5,7%
Pré-diabète : 5,7–6,4%
Diabète : ≥ 6,5%
Reflète la glycémie moyenne des 2–3 derniers mois. Capture les pics glycémiques post-prandiaux invisibles à la mesure à jeun. Fortement prédictif de complications micro et macrovasculaires.
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Insuline à jeun
µUI/mL
À partir de 25 ans — non remboursé en routine, à demander spécifiquement
Optimal : < 8 µUI/mL
Résistance : > 15 µUI/mL
Premier marqueur à s'élever lors d'une résistance à l'insuline — souvent des années avant la glycémie. Un hyperinsulinisme chronique favorise la prise de poids, la stéatose hépatique et l'inflammation de bas grade.
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HOMA-IR
Indice calculé = (insuline × glycémie) / 22,5
Calculé à partir de l'insuline et la glycémie à jeun
Optimal : < 1,5
Résistance modérée : 1,5–2,5
Résistance : > 2,5
Indice de référence pour évaluer la résistance à l'insuline en pratique clinique et en recherche. Corrèle avec le syndrome métabolique, la NAFLD et le risque cardiovasculaire. Plus sensible que la glycémie seule pour détecter une dysfonction métabolique précoce.
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Lipides & cardiovasculaire 10
Cholestérol total
mmol/L
À partir de 20 ans
Souhaitable : < 5,2 mmol/L
Limite : 5,2–6,2 mmol/L
Élevé : > 6,2 mmol/L
Somme de toutes les fractions lipidiques (LDL + HDL + VLDL). Marqueur d'entrée, mais peu précis seul : un cholestérol total élevé avec HDL élevé peut être bénin, alors qu'un cholestérol normal avec ApoB élevé peut masquer un risque. À interpréter toujours avec la fraction HDL et l'ApoB.
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LDL cholestérol
Lipoprotéines de basse densité — mmol/L
À partir de 20 ans — tous les 5 ans jusqu'à 40 ans, annuellement ensuite
Optimal : < 2,6 mmol/L
Limite : 2,6–3,4 mmol/L
Élevé : > 3,4 mmol/L
Principal transporteur de cholestérol vers les tissus. Un excès s'accumule dans les parois artérielles et contribue à l'athérosclérose. La relation causale est parmi les mieux documentées en médecine : confirmée par études mendéliennes et essais sur statines. À compléter par ApoB pour plus de précision.
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HDL cholestérol
Lipoprotéines de haute densité — mmol/L
À partir de 20 ans — inclus dans tout bilan lipidique
Optimal (H) : > 1,0 mmol/L
Optimal (F) : > 1,3 mmol/L
Excellent : > 1,6 mmol/L
Transporte le cholestérol des tissus vers le foie pour élimination. Un HDL bas est marqueur du syndrome métabolique. Note : un HDL très élevé (>2,3 mmol/L) n'est pas forcément protecteur — la fonctionnalité du HDL compte autant que sa quantité.
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Triglycérides
TG — mmol/L
À partir de 20 ans
Optimal : < 1,7 mmol/L
Limite : 1,7–2,3 mmol/L
Élevé : > 2,3 mmol/L
Graisses circulantes dans le sang. Élevés en cas de résistance à l'insuline, excès de sucres/alcool, sédentarité. Le ratio TG/HDL (>1,3 en mmol/L) est un proxy simple et puissant de la résistance à l'insuline et du risque métabolique.
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Ratio Triglycérides / HDL
TG/HDL — indice calculé
Calculé à partir du bilan lipidique standard
Optimal : < 1,0 (mmol/L)
Limite : 1,0–1,3
Résistance insuline : > 1,3
Proxy gratuit de la résistance à l'insuline : très corrélé à l'index HOMA-IR et à la taille des particules LDL. Un ratio élevé indique des LDL petites et denses — les plus athérogènes. Marqueur sous-utilisé malgré sa puissance prédictive. Très sensible au régime alimentaire et à l'exercice.
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Cholestérol non-HDL
mmol/L = Cholestérol total − HDL
Calculé à partir du bilan lipidique standard
Optimal : < 3,4 mmol/L
Élevé : > 4,2 mmol/L
Englobe le LDL, VLDL, IDL et Lp(a) — toutes les lipoprotéines athérogènes. Plus précis que le LDL seul car ne nécessite pas le jeûne et capture aussi les VLDL (élevées lors d'hypertriglycéridémie). Recommandé par ESC/EAS 2019 comme marqueur secondaire après LDL.
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Apolipoprotéine A1 (ApoA1)
g/L
À partir de 30 ans — surtout si HDL bas ou risque cardiovasculaire
Normal (H) : 1,04–2,02 g/L
Normal (F) : 1,08–2,25 g/L
Protéine principale des particules HDL, responsable de leur fonction de transport inverse du cholestérol. L'ApoA1 reflète la fonctionnalité du HDL mieux que le taux de HDL-C seul. Le ratio ApoB/ApoA1 est l'un des meilleurs prédicteurs du risque cardiovasculaire (INTERHEART Study).
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Apolipoprotéine B (ApoB)
g/L
À partir de 30 ans — meilleur marqueur cardiovasculaire selon ESC 2019
Optimal : < 0,9 g/L
Élevé : > 1,2 g/L
Chaque particule athérogène (LDL, VLDL, IDL, Lp(a)) porte exactement une molécule d'ApoB — c'est donc le comptage direct des particules qui pénètrent dans la paroi artérielle. Supérieur au LDL-C en cas de syndrome métabolique ou hypertriglycéridémie où le LDL-C sous-estime le risque.
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Lipoprotéine(a)
Lp(a) — nmol/L
À mesurer une seule fois à l'âge adulte — taux génétiquement déterminé à 80–90%
Faible risque : < 75 nmol/L
Risque élevé : > 125 nmol/L
Particule proche du LDL, particulièrement athérogène et thrombogène. Touche ~20% de la population avec un taux élevé. Un Lp(a) haut double approximativement le risque cardiovasculaire et est largement sous-diagnostiqué. Des thérapeutiques ciblées sont en développement avancé.
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Homocystéine
Hcy — µmol/L
À partir de 35 ans — ou plus tôt si déficit B9/B12 suspecté
Optimal : < 10 µmol/L
Modéré : 10–15 µmol/L
Élevé : > 15 µmol/L
Acide aminé soufré produit lors du métabolisme de la méthionine. Hyperhomocystéinémie souvent liée à un déficit en B9 ou B12. Marqueur indépendant du risque cardiovasculaire, de démence et d'AVC. Facilement corrigible par supplémentation B9/B12.
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Hématologie 9
Hémoglobine
Hb — g/dL
À partir de 20 ans — inclus dans tout bilan annuel
Homme : 13,5–17,5 g/dL
Femme : 12,0–15,5 g/dL
Protéine des globules rouges qui transporte l'oxygène. Une valeur basse signe une anémie (ferriprive, B12, folates, inflammatoire). Une valeur haute peut indiquer une polyglobulie ou une déshydratation. Impacte directement les capacités physiques, la fatigue et la performance cognitive.
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Hématocrite
Ht — %
À partir de 20 ans
Homme : 41–53%
Femme : 36–46%
Proportion du volume sanguin occupée par les globules rouges. Corrèle avec l'hémoglobine et les GR. Utile pour évaluer l'état d'hydratation : un hématocrite élevé peut refléter une déshydratation. Indicateur simple de la capacité de transport d'oxygène.
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Globules rouges (RBC)
Numération érythrocytaire — T/L
À partir de 20 ans
Homme : 4,5–5,9 T/L
Femme : 4,0–5,2 T/L
Comptage des globules rouges. Interprété conjointement avec l'hémoglobine et les indices MCV/MCH/MCHC pour caractériser le type d'anémie. Un nombre élevé avec un MCV bas peut indiquer une polyglobulie microcytaire (thalassémie).
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MCV — Volume Globulaire Moyen
VGM — fL
À partir de 20 ans — interprété toujours avec hémoglobine et MCH
Normal : 80–100 fL
Microcytose : < 80 fL (carence en fer)
Macrocytose : > 100 fL (B12/B9, alcool)
Taille moyenne des globules rouges. Permet de classifier le type d'anémie : microcytaire (fer, thalassémie), normocytaire (inflammatoire, hémorragique) ou macrocytaire (B12, B9, alcool). Clé pour orienter le diagnostic étiologique avant traitement.
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MCH & MCHC
Teneur / Concentration corpusculaire en hémoglobine — pg / g/dL
À partir de 20 ans
MCH : 27–33 pg
MCHC : 32–36 g/dL
MCH = quantité d'hémoglobine par globule rouge. MCHC = concentration en hémoglobine dans les globules rouges. Un MCHC bas (hypochromie) accompagne souvent la carence en fer. Un MCHC très élevé peut signaler une sphérocytose héréditaire. Complètent le MCV pour le diagnostic d'anémie.
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RDW — Distribution des globules rouges
%
À partir de 30 ans — marqueur de vieillissement et d'inflammation
Normal : 11,5–14,5%
Élevé : > 14,5%
Mesure la variabilité de taille des globules rouges (anisocytose). Un RDW élevé indique une production irrégulière — associé à des carences multiples (fer, B12, B9), maladies inflammatoires chroniques et vieillissement. Prédicateur indépendant de mortalité toutes causes, y compris chez des sujets apparemment sains.
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Réticulocytes
%
En cas d'anémie inexpliquée — évalue la réponse de la moelle osseuse
Normal : 0,5–2,5%
Bas : Anémie arégénérative (moelle déficiente)
Élevé : Réponse à une hémolyse/hémorragie
Globules rouges immatures, marqueurs de la production érythrocytaire par la moelle osseuse. Un taux bas avec anémie indique une moelle qui ne compense pas (aplasie, insuffisance rénale, hypothyroïdie). Un taux élevé indique une réponse compensatoire active (hémolyse, hémorragie récente).
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Globules blancs (WBC) & Formule
Leucocytes — G/L
À partir de 20 ans — inclus dans tout bilan annuel
WBC total : 4–10 G/L
Neutrophiles : 50–70%
Lymphocytes : 20–40%
La formule leucocytaire détaille les différentes populations immunitaires. Le ratio Neutrophiles/Lymphocytes (NLR) est un marqueur puissant d'inflammation systémique et de vieillissement biologique : NLR > 3 est associé à une mortalité accrue toutes causes. Les éosinophiles signent allergies ou parasitoses ; les monocytes, l'inflammation chronique.
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Plaquettes
G/L
À partir de 20 ans — inclus dans la NFS standard
Normal : 150–400 G/L
Thrombopénie : < 150 G/L
Thrombocytose : > 400 G/L
Cellules de la coagulation. Une thrombopénie peut indiquer une atteinte médullaire, une hépatopathie (cirrhose), une maladie auto-immune ou une infection virale. Une thrombocytose peut accompagner une inflammation chronique ou, à des niveaux très élevés, un syndrome myéloprolifératif.
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Fonction hépatique 6
ALAT (ALT)
Alanine aminotransférase — UI/L
À partir de 25 ans — marqueur de cytolyse hépatique spécifique
Normal (H) : < 45 UI/L
Normal (F) : < 34 UI/L
Enzyme intracellulaire hépatique libérée lors de la destruction des hépatocytes. Très spécifique du foie (contrairement à l'ASAT qui est aussi musculaire). Élevée en cas de stéatose hépatique (NAFLD), hépatite virale, alcool ou médicaments hépatotoxiques. La NAFLD touche ~23% des adultes en France et est silencieuse.
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ASAT (AST)
Aspartate aminotransférase — UI/L
À partir de 25 ans — interprété toujours avec ALAT (ratio ASAT/ALAT clé)
Normal : < 40 UI/L
Enzyme hépatique et musculaire. Moins spécifique que l'ALAT : peut être élevée après un effort intense, une myopathie ou une atteinte cardiaque. Le ratio ASAT/ALAT est clé : < 1 = NAFLD probable ; > 2 = hépatite alcoolique probable.
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GGT (Gamma-glutamyltransférase)
UI/L
À partir de 25 ans — très sensible à l'alcool et à la stéatose
Normal (H) : < 55 UI/L
Normal (F) : < 38 UI/L
Enzyme très sensible aux agressions hépatiques — alcool, médicaments, stéatose, cholestase. Premier à s'élever lors d'une consommation excessive d'alcool (même sans symptômes). Un GGT chroniquement élevé est associé à un risque accru de diabète type 2, maladies cardiovasculaires et mortalité toutes causes.
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Phosphatase alcaline (ALP/PAL)
UI/L
À partir de 25 ans — interprétée avec GGT pour distinguer os vs foie
Normal adulte : 40–130 UI/L
Enzyme présente dans le foie, les os, les reins et l'intestin. Une élévation isolée peut venir du foie (cholestase) ou des os (maladie de Paget, métastases osseuses, hyperparathyroïdie). Pour distinguer l'origine : si GGT est aussi élevée → foie ; si GGT normale → os.
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Bilirubine totale, directe & indirecte
µmol/L
À partir de 25 ans — inclus dans le bilan hépatique
Totale : < 21 µmol/L
Directe : < 7 µmol/L
Indirecte : < 14 µmol/L
Pigment issu de la dégradation de l'hémoglobine. La bilirubine indirecte s'élève en cas d'hémolyse ou de syndrome de Gilbert (variante bénigne chez ~5% de la population). La bilirubine directe s'élève en cas d'obstruction biliaire ou d'hépatite. Une bilirubine légèrement élevée peut être protectrice cardiovasculairement (antioxydant).
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FIB-4 (Indice de fibrose hépatique)
Calculé : (âge × ASAT) / (plaquettes × √ALAT)
À partir de 35 ans — ou en présence de NAFLD, diabète, alcool
Fibrose peu probable : < 1,3
Zone intermédiaire : 1,3–2,67
Fibrose avancée probable : > 2,67
Score non invasif estimant le degré de fibrose hépatique, calculé à partir de données déjà disponibles dans un bilan standard. Recommandé par l'EASL pour le dépistage de la NAFLD avancée. Évite une biopsie hépatique dans la plupart des cas.
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Fonction rénale 3
Créatinine & DFG estimé (eGFR)
µmol/L — mL/min/1,73 m²
À partir de 30 ans — inclus dans le bilan métabolique standard
eGFR normal : > 90 mL/min/1,73 m²
MRC stade 2 : 60–89 mL/min
MRC stade 3 : 30–59 mL/min
La créatinine est un déchet musculaire éliminé par les reins. L'eGFR reflète la capacité de filtration rénale. Décline naturellement de ~1 mL/min/an après 40 ans. Hypertension et diabète sont les deux premières causes d'insuffisance rénale chronique. La MRC augmente fortement le risque cardiovasculaire dès les stades précoces.
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Urée sanguine
mmol/L
À partir de 30 ans — interprétée toujours avec la créatinine
Normal : 2,5–8,0 mmol/L
Insuffisance rénale : > 10 mmol/L
Produit final du catabolisme des protéines, éliminé par les reins. Le ratio urée/créatinine permet de distinguer une insuffisance rénale pré-rénale (déshydratation) d'une atteinte rénale intrinsèque. Une urée haute avec créatinine normale peut simplement refléter un apport protéique élevé.
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Acide urique
µmol/L
À partir de 30 ans
Normal (H) : 214–488 µmol/L
Normal (F) : 149–404 µmol/L
Hyperuricémie : > 420 (H), > 360 (F)
Produit final du métabolisme des purines. L'hyperuricémie est associée à la goutte, mais aussi à l'hypertension, la résistance à l'insuline et la stéatose hépatique. Facteur de risque cardiovasculaire indépendant souvent sous-estimé. Alcool (bière), fructose et viandes rouges élèvent l'acide urique.
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Hormones 5
Testostérone totale & libre
nmol/L
Hommes : à partir de 35 ans. Femmes : en cas de symptômes (SOPK, fatigue, libido)
Homme (total) : 9,9–27,8 nmol/L
Femme (total) : 0,17–1,73 nmol/L
Hormone anabolisante centrale : masse musculaire, densité osseuse, santé cognitive, libido, humeur. Décline de ~1% par an après 30 ans chez l'homme. Un déficit est associé au syndrome métabolique, la résistance à l'insuline et la mortalité cardiovasculaire accrue. Toujours coupler avec SHBG pour calculer la testostérone libre (biologiquement active).
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SHBG
Sex Hormone-Binding Globulin — nmol/L
À partir de 35 ans — indispensable pour calculer la testostérone libre
Homme : 18–54 nmol/L
Femme : 18–114 nmol/L
Protéine de transport qui lie et inactive les hormones sexuelles. Un SHBG bas (souvent lié à l'obésité, résistance à l'insuline, hypothyroïdie) indique une plus grande fraction libre biologiquement active. Un SHBG élevé (vieillissement, hyperthyroïdie) réduit la testostérone libre malgré un taux total normal.
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Estradiol (E2)
pmol/L
Femmes : à tous les âges en cas de symptômes. Hommes : à partir de 40 ans
Femme (phase folliculaire) : 73–920 pmol/L
Femme (ménopause) : < 110 pmol/L
Homme : 40–170 pmol/L
Principale estrogène circulante, produit par les ovaires (femme) et issu de l'aromatisation de la testostérone (homme). Protège les os (prévention ostéoporose) et le système cardiovasculaire. Chez l'homme, un estradiol trop élevé (aromatisation excessive, obésité) peut causer une gynécomastie et une baisse de la libido.
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DHEA-S
Déhydroépiandrostérone sulfate — µmol/L
À partir de 40 ans — déclin naturel de ~20% par décennie après 30 ans
Homme 40 ans : 4–12 µmol/L
Femme 40 ans : 2–10 µmol/L
Précurseur des hormones sexuelles, sécrété par les surrénales. L'un des marqueurs de vieillissement biologique les plus reproductibles : son déclin est quasi-linéaire avec l'âge. Associé à la longévité, la composition corporelle, la fonction immunitaire et la résistance au stress oxydatif.
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Cortisol matinal
nmol/L — mesure à 8h
À partir de 30 ans — surtout en cas de stress chronique, fatigue persistante, insomnie
Normal matin : 171–536 nmol/L
Alarme : < 100 ou > 700 nmol/L
Hormone du stress sécrétée selon un cycle circadien (pic au réveil, nadir le soir). Un cortisol chroniquement élevé accélère le vieillissement : résistance à l'insuline, perte musculaire, immunosuppression, atrophie hippocampique. Un cortisol trop bas peut indiquer un épuisement surrénalien ou une maladie d'Addison.
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Thyroïde 3
TSH (Thyréostimuline)
mUI/L
À partir de 25 ans — tous les 3–5 ans, plus fréquent chez la femme
Normal : 0,4–4,0 mUI/L
Optimal longévité : 1,0–2,5 mUI/L
Hormone pituitaire qui régule la production de T3 et T4. Une TSH élevée signale une hypothyroïdie (fatigue, prise de poids, dépression, bradycardie). Une TSH basse signale une hyperthyroïdie (tachycardie, anxiété, ostéoporose). ~10% des adultes ont une dysthyroïdie, souvent non diagnostiquée.
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T3 libre (FT3)
Triiodothyronine libre — pmol/L
À partir de 30 ans — surtout en présence de symptômes avec TSH normale
Normal : 3,5–6,5 pmol/L
Forme active de l'hormone thyroïdienne, issue de la conversion de T4 en T3 dans les tissus périphériques. Régule directement le métabolisme de base, la thermogenèse, la fréquence cardiaque et la synthèse des protéines. Une FT3 basse avec TSH normale peut expliquer une fatigue persistante et une prise de poids réfractaire.
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T4 libre (FT4)
Thyroxine libre — pmol/L
À partir de 25 ans — toujours couplé à la TSH
Normal : 12–22 pmol/L
Forme de réserve de l'hormone thyroïdienne, produite directement par la thyroïde. Précurseur de la T3 active. Associée à la TSH pour distinguer hypothyroïdie primaire (TSH élevée + FT4 basse) vs centrale (TSH basse + FT4 basse).
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Vitamines 3
Vitamine D (25-OH-D₃)
nmol/L
À partir de 20 ans — annuellement en automne/hiver en France
Déficience sévère : < 25 nmol/L
Insuffisance : 25–50 nmol/L
Correct : 50–75 nmol/L
Optimal : 75–150 nmol/L
En réalité une pro-hormone. Récepteurs dans quasiment tous les tissus : os, muscles, système immunitaire, cerveau. En France, ~80% de la population est insuffisante en hiver. Impliquée dans plus de 2 000 gènes. Déficience associée à mortalité accrue, infections, maladies auto-immunes et déclin cognitif.
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Vitamine B12 (Cobalamine)
pmol/L
À partir de 25 ans — obligatoire pour végétariens/végétaliens et personnes sous metformine
Déficience : < 148 pmol/L
Optimal : > 300 pmol/L
Essentielle à la synthèse de l'ADN, au métabolisme des acides gras et à la myélinisation neuronale. Uniquement présente dans les produits animaux. Un déficit peut causer une anémie mégaloblastique, une neuropathie périphérique et un déclin cognitif irréversible si non traité. La metformine réduit l'absorption intestinale de B12.
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Folates (Vitamine B9)
nmol/L
À partir de 25 ans — essentiel avant et pendant la grossesse
Déficience : < 7 nmol/L
Optimal : > 13,5 nmol/L
Cofacteur essentiel de la méthylation de l'ADN et de la synthèse des nucléotides. Un déficit élève l'homocystéine, augmentant le risque cardiovasculaire et cognitif. En France, 40% de la population n'atteint pas les apports recommandés (étude INCA3, 2017). Indispensable à la prévention des anomalies du tube neural.
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Minéraux & électrolytes 9
Magnésium sérique
mmol/L
À partir de 25 ans — 20–30% des Français en apport insuffisant
Déficience : < 0,75 mmol/L
Normal : 0,75–0,95 mmol/L
Cofacteur de plus de 300 enzymes. Impliqué dans la synthèse de l'ATP, la régulation de la glycémie, la pression artérielle et la fonction musculaire. Le magnésium sérique peut être normal même en cas de déficit cellulaire : en cas de symptômes (crampes, anxiété, insomnie, fatigue), une supplémentation d'essai est justifiée.
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Ferritine & Fer sérique
µg/L (ferritine) — µmol/L (fer sérique)
À partir de 20 ans — priorité chez les femmes en âge de procréer et les sportifs d'endurance
Ferritine (H) : 30–300 µg/L
Ferritine (F) : 15–200 µg/L
Carence latente : < 30 µg/L
La ferritine est la réserve de fer intracellulaire. Carence #1 au monde (OMS). Cause fatigue, performance cognitive réduite, chute de cheveux, essoufflement — souvent avant une anémie franche. Attention : la ferritine est aussi un marqueur d'inflammation (peut être faussement normal lors d'une infection).
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Saturation de la transferrine
% — (Fer sérique / Capacité totale de fixation) × 100
À partir de 25 ans — en complément de la ferritine pour le bilan martial complet
Normal : 20–50%
Carence : < 16%
Surcharge : > 50%
Mesure le pourcentage de capacité de transport du fer effectivement utilisé. Complète la ferritine : une saturation basse avec ferritine basse confirme une carence en fer ; une saturation haute avec ferritine haute peut indiquer une hémochromatose (surcharge en fer génétique, touchant ~1/300 personnes en France).
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Zinc
µmol/L
À partir de 30 ans — surtout végétariens, personnes âgées, sportifs
Déficience : < 10,7 µmol/L
Normal : 10,7–17,6 µmol/L
Cofacteur de +200 enzymes. Rôle clé dans la fonction immunitaire, la cicatrisation, la synthèse des protéines et la régulation du goût/olfaction. Chez les personnes âgées, un déficit contribue à l'immunosénescence. Biodisponibilité réduite dans les régimes végétaux (phytates).
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Calcium sérique
mmol/L
À partir de 30 ans — interprété avec albumine (calcium corrigé)
Normal : 2,2–2,6 mmol/L
Hypocalcémie : < 2,1 mmol/L
Hypercalcémie : > 2,7 mmol/L
Minéral le plus abondant du corps humain. 99% stocké dans les os, 1% circulant. Régulé finement par la PTH, la vitamine D et le rein. Une hypercalcémie peut signaler une hyperparathyroïdie primaire ou des métastases osseuses. Toujours interpréter avec l'albumine (calcium corrigé).
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Phosphore sérique
mmol/L
À partir de 30 ans — interprété avec le calcium et la fonction rénale
Normal adulte : 0,87–1,45 mmol/L
Constituant clé des os, des membranes cellulaires et de l'ATP. Régulé par le rein et la PTH. Une hyperphosphatémie est un marqueur précoce d'insuffisance rénale chronique et est associée à une mortalité cardiovasculaire accrue.
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Sodium
mmol/L
À partir de 30 ans — inclus dans le ionogramme sanguin
Normal : 136–145 mmol/L
Hyponatrémie : < 136 mmol/L
Hypernatrémie : > 145 mmol/L
Principal électrolyte extracellulaire, régulant la pression osmotique et l'hydratation. Chez les personnes âgées, une hyponatrémie chronique légère est associée à des chutes, un déclin cognitif et une mortalité accrue.
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Potassium
mmol/L
À partir de 30 ans — surtout si HTA traitée, diurétiques, insuffisance rénale
Normal : 3,5–5,0 mmol/L
Hypokaliémie : < 3,5 mmol/L
Hyperkaliémie : > 5,0 mmol/L
Principal électrolyte intracellulaire, essentiel à la fonction cardiaque, musculaire et nerveuse. Une hypokaliémie (diurétiques, vomissements, diarrhée) peut provoquer des arythmies cardiaques. Une hyperkaliémie (insuffisance rénale, IEC) est potentiellement mortelle.
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Chlorure
mmol/L
À partir de 30 ans — inclus dans le ionogramme
Normal : 98–106 mmol/L
Principal anion extracellulaire, accompagne le sodium. Joue un rôle dans l'équilibre acido-basique et l'hydratation. Son rapport avec le sodium et le bicarbonate permet de calculer le trou anionique, indicateur diagnostique des acidoses métaboliques.
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